23 novembre 2006
Envoyé spécial
Ce soir, au programme d'Envoyé Spécial sur France 2 :
"Les occasionnelles de la prostitution"
Pour payer leurs études ou boucler leurs fins de mois, elles vendent leur corps. Elles sont étudiantes ou salariées, pourquoi en arrivent-elles à se prostituer ?
"La révolution Royal"
Personne ne l’avait vue venir. Elle n’avait pas "d’écurie", pas de "Think Tank" à sa disposition. Elle n’était pas la candidate "naturelle" d’un parti et n’avait jamais piloté un grand ministère régalien…Et pourtant, Ségolène Royal, Présidente de la région Poitou-Charentes, incarnation de la victoire des régionales en 2004, est partie seule, envers et contre tout, à la conquête du poste tant convoité de candidate à l’élection présidentielle.
Molly, devant la télé :
- " Tu crois qu'il y a un lien entre les 2 reportages ? "
21 novembre 2006
Une avancée ?
France (Homoparentalité)
tetu.com
Effets d'annonce pour le statut du beau-parent?
Dominique Versini, la défenseur des enfants, a remis aujourd'hui,
lundi 20 novembre, à l'occasion de la Journée des droits de l'enfant,
son premier rapport d'activité au président de la République. Outre
un compte rendu de son activité, elle y dresse une liste de
propositions dont celle de créer un statut pour les beaux-parents
quel que soit le schéma familial. «Plus de 1,6 million d'enfants
vivent à temps plein dans des familles recomposées, au moins 30.000
dans des familles homoparentales et 64.000 dans des familles
d'accueil», explique-t-elle. Qu'il s'agisse de familles recomposées
ou de familles homoparentales, l'idée serait de donner un statut au
beau-parent qui intervient au quotidien dans la vie de l'enfant, idée
déjà émise par la député UMP Valérie Pécresse avec la délégation de
la responsabilité parentale (lire Quotidien du 22 juin). L'adulte
tiers serait autorisé à prendre des décisions sur les actes de la vie
quotidienne telle que la sortie d'école mais aussi en cas
d'hospitalisation. Il est aussi proposé qu'en cas de décès du parent
biologique, le partenaire survivant puisse avoir la garde du mineur
sans passer par la mise en place d'une tutelle. Ces propositions,
même si elles permettraient de donner un statut aux beaux-parents,
restent néanmoins limitées et ne constituent ni un partage ni une
délégation de l'autorité parentale (prévue par la loi depuis 2002),
systèmes qui donnent, eux, aux beaux-parents, une véritable
reconnaissance parentale.
Copyright tetu.com
par Emmanuelle Cosse
Info du 2006-11-20
19 novembre 2006
www.plansminables.com
A en croire ce qui se passe sur ce blog et aussi ce que j’entends sur mon téléphone portable, la cyber solitude n’est pas qu’une illusion dont parlent les journaux : il existe bel et bien des gens et/ou trucs et/ou âmes perdues qui, par moment de grande solitude et/ou de grande ivresse et/ou de démangeaison intense de la zone génitale se raccrochent à la toile ou aux touches de leur mobile pour tenter de se procurer des sensations.
Ainsi depuis une semaine, un charmant (et/ou alcoolisé et/ou dénudé dans sa chambre) jeune homme trouve judicieux de faire sonner mon téléphone à des heures indues pour rester au bout du fil à respirer (et peut être aussi à faire pire, mais ça, je ne veux pas l’imaginer).
De la même façon, il y a quelques mois, un jeune homme m’appelait aussi, aux petites heures de la nuit, pour me dire que j’avais la voix douce. Mais moi, le mâle qui me réveille et me tire des bras de Kip pour me dire ça n’est généralement pas très bien reçu !
Cette semaine, le journal de mon portable comptabilise en tout une bonne dizaine d’appels masqués tous passés entre 21h00 et 01h00 du matin. Solitude/ivresse/démangeaison du soir, bonsoir !
Je me demande toujours si ce genre de technique fonctionne. Composer des numéros comme ça, au hasard des touches et puis tenter sa chance, dire des banalités à des jeunes femmes, tenter de leur extirper un RDV, un plan drague ou un truc beaucoup moins fleur bleue que je n’ose pas imaginer une fois encore. On touche là au plus profond de ce que l’on fait de plus… minable.
De même, quand je me promène sur les statistiques de mon hébergeur, je suis parfois très étonnée de voir les mots clés qui ont mené certains lecteurs jusqu’à ce blog. Ainsi on trouve, en vrac :
- Ségolène nue
- Lunettes magiques Ségolène
- Cuisses femme cycliste musclée
- Blog prof lesbienne
- Mes copines du lycée nues
- Ségolène en string
- Lesbiennes nues
- Cycliste nue
Navrant.
Et je me dis qu’à en croire ces quelques mots, le portable de Ségolène doit regorger de messages dignes de la plus raffinée des poésies et que si les votes sont à la hauteur des fantasmes qu’elle suscite, alors c’est sûr, nous aurons une femme à la présidencce.
17 novembre 2006
Ces Pop-up qui vous veulent du bien...
Il y a ces publicités intempestives qui ne cessent de s’introduire dans mon chez moi pendant que je surfe sur le web.
C’est parfois pénible, choquant, agréable ou drôle.
- Il y a la voyante qui est capable de lire mon avenir à travers le numéro de ma Carte Bleue.
> Drôle.
- Il y a tous ces soit disant anti-virus gratuits qui, soit disant, scannent votre ordinateur en quelques secondes et vous trouvent 748 fichiers suspects.
En réalité, ces anti-virus vous pourrissent votre ordinateur de 748 fichiers si vous acceptez de télécharger leur logiciel.
> Pénible.
- Il y a ces pop-up géants qui vous agressent lorsque vous fermez votre fenêtre sur laquelle vous aviez surfé. Ces pop-up affichent toute une série de photos plus porno les unes que les autres et se révèlent après avoir visité un blog gay ou lesbien.
> Choquant.
- Et puis il y a le petit pop-up discret sur le site de Météo-I-pleut-encore qui me fait de l’œil.
«Le ciel est une affaire jusqu'au 5 décembre sur Air-Voyage ! »
Evidemment, j’y vais faire un tour.
Et je m’y laisse prendre.
Voilà comment, sous un joli ciel bleu d’automne, je m’affuble de 2 allers/retours pour Venise mi janvier prochain.
Ces pop-up ont eu raison de moi !
> Agréable.
12 novembre 2006
Effroyable banlieue
Y’a des jours comme ça où l’on finit par perdre espoir en l’humanité toute entière…
Hier en salle des profs, une de mes collègues m’expliquait que dans la cité où elle habite avec ses enfants (dans le renommé bobo Montreuil pour ne pas le nommer), l’école maternelle se situe juste au pied des barres d’immeubles. Et depuis quelque temps, elle et les autres parents d’élèves sont partis en guerre contre les ignobles habitants de l’immeuble qui, à chaque fois qu’ils ont trop bu, balancent par les fenêtre en direction des enfants qui jouent dans la cour d’école, des sacs remplis de leurs déjections en tous genres parce qu’ils ne sont plus en mesure de ramper jusqu’au vide ordure pour y déposer leurs immondices.
J’en ai des hauts le cœur rien que de penser à cette innocence souillée. Je retourne en cours le cœur gros et je note qu’il faut absolument que je discute avec Kip de l’endroit où il faudrait dans l’idéal faire grandir nos enfants.
La journée s’écoule. Quelques heures de cours se passent à merveille, des élèves souriants, des complicités qui se créent avec moi, des messages bien entendus.
Jusqu’à ma dernière heure de cours. Classe difficile. Très difficile. 35 élèves plus ou moins en échec que je récupère après la prof d’allemand depressive et avant la prof de commerce démissionnaire.
Je filtre l’entrée, j’oblige à dire bonjour, je ferme la porte et quand je me retourne, je vois la moitié de la classe lancée dans une bagarre d’une violence inouie. Les coups partent de tous les côtés et ce n’est que grâce à l’aide d’un grand et solide gaillard de la classe que je parviens à faire taire cette sauvagerie. Des élèves fuient le cours, d’autres veulent partir à l’assaut de ceux qu’ils estiment fautifs et moi, du haut de mon mètre soixante, je fais rempart à la porte et je retiens trois ou quatre élèves gonflés à bloc qui ne veulent qu’une chose : poursuivre la bagarre dans les couloirs.
Je réussis malgré tout à faire rentrer les élèves, je calme un peu le jeu, j’arrive même à faire cours ( !!) mais je ressors de là avec la perspective de toute une année scolaire à passer avec des élèves qui, au fil des semaines, vont découvrir encore le fossé qui les sépare de ce qu’il faudrait faire pour réussir et je dois constater que les choses ne risquent pas de s’arranger. Je repars aussi avec l’idée que c’est dans cette société là, où les coups remplacent souvent les mots, et où la sauvagerie fait souvent rire (si j’en crois la mine réjouie de certains élèves de la classe, ravis, tout simplement, de voir ainsi le cours se réduire à néant) que mes enfants vont devoir se faire une place. Et j’ai peur tout d'un coup d’avoir fait une énorme bêtise…
09 novembre 2006
Morning yearning
Coup de coeur musical du moment. Il s'appelle Ben Harper et je l'écoute en boucle !
Cliquez donc ! Ben_Harper
07 novembre 2006
Accumulations
ou Comment concilier vie de famille, travail efficace, vie affective et activités culturelles
C'est pire que la quadrature du cercle !
Voilà bientôt six mois que nous sommes mamans de trois jeunes enfants dont le plus vieux culmine à 2 ans et demi.
Six mois que nous jonglons entre couches, réveils nocturnes à répétition, séances de natation, RDV chez le médecin, séances de massages, séance chez l'osthéo atelier cuisine, rigolades dans le jardin, petite promenade au parc et j'en passe, et avec chaque jour qui passe la fatigue s'accumule, le creux de l'hiver s'installe, les creux sous les yeux aussi. On rit d'un rien, on pleure d'un autre rien, on dort mal, on mange tard et on craint fébrilement qu'un nouveau microbe ne s'empare de ces petits organismes et dérègle à nouveau notre équilibre de sommeil encore si fragile.
Les bouqins que j'aimerais lire s'accumulent eux aussi sur la table de chevet. Les copies aussi s'entassent dans le fond de mon cartable qui pèse lourd sur ma conscience. Le vélo de Kip prend la poussière dans le fond du jardin pendant que les biberons s'entassent dans le fond de l'évier.
D'habitude, j'aime l'hiver qui rend ma maison confortable et le moment du retour au bercail doux et chaleureux, mais cette année, tant de fatigue accumulée me le rend redoutable et froid. Ces nuits qui reviennent trop vite et qui appellent un lendemain pour lequel je ne suis pas prête, ces journées froides que je devrai passer dans des salles de classe obscures et trop souvent inhospitalières, ces enfants que je vois grandir trop vite.
Va falloir que je me mette un bon coup de pied aux fesses pour retrouver mes reflexes de combattante, mes envies de débutante et mes atours de profs convaincante et que je puise de la force dans la douceur de son regard, dans la chaleur de ses mains et dans l'étreinte de ses bras qui, heureusement, sont restés intacts malgré le tourbillon qui a pris place à la maison.
03 novembre 2006
Screugneugneu
L'autre jour, alors que nous avions donné RDV à des copines toulousaines au parc floral de Vincennes, nous nous garons auprès des centaines de véhicules stationnés sur la place qui fait face au château et voilà t'y pas qu'en ressortant du parc, les joues rosées et les bottes pleines de sable, nous trouvons un joli papillon d'une valeur de 135 euros règlable de suite au Trésor public pour stationnement gênant (j'étais à cheval de quelques centimètres sur l'emplacement règlementaire. Ca fait cher du centimêtre !).
L'autre jour, alors que je m'en allais le coeur léger acheter un lit tout beau tout neuf pour notre Elton, j'ai erraflé tout le côté du monospace Cyclamen en sortant de ma place de parking.
Et voilà qu'hier (c'est vrai qu'on dit toujours jamais deux sans trois), après avoir garé le Cyclamen devant la maison, nous nous installons pour donner le biberon à Thelma et Louise quand un voisin sonne à la porte : "Bonjour, c'est bien à vous le Cyclamen ? Ben je crois bien qu'il a traversé la chaussée pour aller démolir la voiture du voisin d'en face. Vous êtes sûre d'avoir serré le frein à main ?"
Oups !
Alors aujourd'hui je t'en supplie, toi la blonde au neurone d'esthéticienne qui sommeille en moi, sors de mon corps !
02 novembre 2006
Commun des mortels ?
Quand je suis née, les gens de ma famille qui sont venus se pencher sur mon berceau m'ont trouvée adorable moche et frippée.
A cinq ans, je voulais être vétérinaire mécanicienne pour porter des bleus, comme mon père.
A huit ans, j'avais ma première Barbie que je chérissais trouvais crétine
A dix ans, j'étais la mascotte de mon école, celle qui jouait du violon banjo sur la scène de la kermesse à la grande surprise des parents réunis pour l'occasion.
A douze ans, alors que mon corps se transformait en un coprs de jeune fille, je tapais sur mes seins et je maudissais ces douleurs dans la bas ventre qui étaient pour moi des signes bénis assauts d'une féminité que je refusais.
A quinze ans, alors que mes copines se grimaient en groupies d'Indochine et ne voyaient que par les marques, moi je travaillais mon galbe en aérobique bivouacais dans les montagnes enneigées avec mon traîneau et mes chiens, mes chaussures de rando et mes laines polaires.
A dix huit ans, alors que toutes mes copines exhibaient leur tout nouveau permis de conduire et se faisaient offrir une Citroën Saxo rose, moi, je lorgnais les vielles BMW 4L que je trouvais charmantes à souhait.
A vingt ans, alors que les ovaires de mes copines de fac frémissaient à chaque odeur virile qui passait dans les couloirs, je me pâmais restais de marbre sans comprendre ce qui les rendait à ce point mièvres.
Alors même si je comprends le point de vue de Taomin qui considère qu'avoir des enfants quand on est homo c'est avant tout obéir à un ordre établi, reproduire un schéma familial, se réfugier derrière une apparence de normalité, je m'insurge et je dis NON.
Mon parcours, ma vie, ma personnalité ont fait de moi un être en dehors des conventions, et si j'avais vraiment voulu faire plaisir à ma mère et m'assurer la tranquilité de la norme, j'aurais choisi Robert plutôt que Kip.
Mais voilà, même quand on est un peu "hors norme", même quand on est une fille et qu'on se découvre homo, même quand on s'était juré que la marmaille c'était pour les blaireaux conventionnels et même si on s'en défend, un jour arrive où le cri du ventre intervient et chamboule tout. le cri du ventre, ça donne à peu près ça "ahhrrffoouuiiloouuarrraillle !!" et c'est irresistible. Ca vous met la larme à l'oeil quand les berceaux se remplissent autour de vous, ça vous rend jalouse des ventres ronds croisés au hasard des chemins, ça vous fait pleurer toute seule devant la télé à chaque annonce d'un drame de l'enfance et ça vous donne une envie irrépressible d'être celle qui tiendra cette petite main, qui sèchera ces larmes, qui apprendra la neige, le vent, le rire aux larmes et les purées de carottes.
Eh oui ! Ca rend bête l'appel des tripes, mais quand ça vous prend, ça vous prend là, dans le coeur, dans le ventre, dans la tête et tout n'est plus tendu que vers ça. Sans qu'on y puisse rien. Bien qu'on s'en défende. Homo ou hétéro. Dans la norme ou en dehors des conventions. C'est irresistible et ça n'a rien à voir avec une volonté de normalité.




