07 janvier 2008
Grosses cernes et attermoiements
L'année commence comme elle s'était terminée : avec deux mamans exténuées et trois bambins excités.
Parfois j'en viens à me dire que le métier de mère n'est vraiment pas fait pour moi. C'est vrai : je crois que mon coeur tendre ne se fera jamais à tout ce charivari de sentiments contrastés : du rire aux larmes, de la fierté à l'interrogation, du doute à la culpabilité, des interrogations aux décisions censées être révolutionnaires. Bref, depuis que je suis maman, ma tête est un champ de bataille et je suis constamment en lutte contre moi même pour tenter de ne pas laisser toutes ces interrogations m'atteindre et me submerger.
Bien plus que tout le côté logistique lié à la vie de famille à 5 avec 3 enfants encore en bas âge et très dépendants, c'est véritablement le côté affectif et culpabilisant du rôle de parent qui m'use le plus. Et quand je pense à la guerre psychologique qu'est l'adolescence, je me dis qu'il va falloir que je me forge une carapace bien épaisse si je ne veux pas finir mes jours à errer en robe de chambre dans la maison, ridée et pas fraîche, usée par une vie de vaine lutte.
Bref, vous l'aurez compris, tout comme Indilou qui vient elle aussi de faire l'expérience de l'absurdité du mot "vacances" quand on a des enfants, cette quinzaine de congés scolaires m'a littéralement épuisée. Je ne suis que l'ombre de moi même ce matin et bien entendu, je culpabilise du petit "ouf" de soulagement que j'ai osé prononcer quand j'ai déposé les enfants à la crèche et à l'école pour faire face à ma première journée d'adulte libre de l'année 2008.


