16 mars 2008
Retour en arrière
(Parce qu'il aura quatre ans dans quelques jours, petit retour sur le début de son histoire.)
Il était une fois… Elton (épisode 1)
Un jour de juillet, il y a presque sept ans.
Un carré de pelouse quelque part dans Paris.
Un chemisier orange et un chemisier sable vautrés dans la pelouse.
La chemise orange c’est moi, la chemise sable c’est elle. Chabadabada, chabadabada…
Nous nous voyions pour la première fois, et c’est là, sur cette pelouse bondée, par un dimanche ensoileillé que nous avions décidé de passer nos premiers moments ensemble à parler de tout et de rien, à refaire le monde et à regarder les jeunes parents promener leur progéniture que nous trouvions adorable dans les parcs et jardins parisiens.
Evidemment, à l’époque, on trouvait ça génial. Un plaisir parental dont nous nous sentions exclues pour toujours et ces marmots aux couches puantes nous donnaient des envies folles.
Déjà.
Nous nous connaissions depuis deux heures.
Le mythe lesbien qui veut qu’on emménage l’une chez l’autre au bout d’une semaine existe bel et bien ! Je l’ai testé !
Bref, si on devait remettre le disque en arrière, on y repenserait peut-être à deux fois.
Maintenant qu’on a 2158 nuits blanches dans les pattes, de quoi faire deux fois le tour de la terre en longueur de couches sales et un foyer infesté de microbes en tous genres à chaque fois qu’Elton nous revient de la crèche, ouais, c’est vrai, on s’est peut être un peu emballées ce dimanche de juillet sur la pelouse parisienne…
M’enfin…
A partir de là, évidemment, on a fait plus ample connaissance, passé des week-ends complets sous la couette, on est parties en vacances, on ne s’est pas lavées dans le désert marocain pendant une semaine complète, on a appris à dormir sans pyjama, je me suis fait arracher mes dents de sagesse, on a changé de boulot, on s’est préparé beaucoup de tartines le matin, on a changé de maison, bref, on a fait comme tout le monde : on a testé la force de notre union, on a testé l’amour mal coiffé qui sent du bec le matin. Eh bien ça tient !
Ca tombait donc bien que nous voulions toutes les deux avoir un enfant, le tout était bien sûr de savoir comment parce que même si certains paramètres nous rapprochaient beaucoup du modèle hétéro dominant (cf. mal coiffées qui pue du bec le matin… !), il nous manquait quand même un accessoire de taille dans la réussite de notre projet…


