Equation du gouvernement :

Un enfant porté avec mon corps + deux enfants portés avec mon cœur =
Maman à tiers temps

 

Journée ordinaire dans ma vie de mère aux deux tiers invisible :

imagesDrapée de ma cape de maman invisible c’est tout doucement que ce matin, j’ai glissé quelques baisers dans les cous encore tout chauds de mes (non) enfants, je les ai habillés, je leur ai préparé des croissants tout chauds, tout juste sortis du four pour mettre dans leur enfance quelques douces odeurs qui, dans quelques années, les mèneront par le bout du nez au détour d’un trottoir.

A deux tiers invisible, j’ai marché à leurs côtés jusqu’à l’école où j’ai bisouillé quelques nez de copains de moins d’un mètre, me suis renseignée de leurs progrès et des attentes de leurs enseignants, ai cultivé les bonnes relations avec les parents de leurs copains.

Toujours très ignorée, je leur ai concocté un repas que j’ai tenté d’équilibrer, j’ai aidé aux devoirs, j’ai signé des cahiers, fait un chèque pour la cantine, porté sur mon dos meurtri ma(non)fille dont la cheville est cassée… bref, j’ai accompagné, aimé, aidé, aimé, payé, aimé, douché, aimé, cuisiné et aimé.

Pas à un tiers, pas à moitié, non, j’ai vraiment aimé.

Et même si mon livret de famille ne comporte que deux pages, une pour moi, une pour le fruit de mes entrailles, ce soir, c’est bien trois petites paires de bras qui se sont enroulées autour de mon cou pour me glisser des mots d’amour à l’oreille.

Pas à moitié, non, parce que pour un enfant, un parent, c’est celui qui aime et qui enroule ses bras autour de son petit corps. Un parent c’est celui qui l‘aide et qui l’attend, qui cuisine et qui l’entend…