Hier, nous avons déménagé les petites orchidées d'un couple de copains qui emménagent dans leur nouveau chez eux. Pendant que trois balèzes faisaient valser les meubles, on devisait, orchidées en main, sur la future couleur du salon et le festin de boulettes Ikéa que nous ne manquerions pas de faire lors de nos visites dominicales pour peaufiner l'ameublement.
La vie.

 

Hier, de retour de ce laborieux (?!) déménagement, nous sommes passées rendre visite à mes grands parents (82 et 86 ans) qui, entre le biscuit breton pur beurre et le café, nous ont dévoilé la destination de leurs futures vacances : un papier à en-tête « Pompes funèbres ».

 

Hier, nous avons ressorti des placards les échographies de la grossesse des filles et avons partagé avec elles des petits anecdotes truculentes sur l'attente qui avait précédé leur arrivée : « On vous surnommait Endive et Coquillette », éclats de rire... « Toi Thelma, regarde, dans le ventre de maman Kip, tu posais tes fesses sur la bouille de Louise », éclats de rire joyeux, complicité au maximum.

La vie.

 

Hier, ma mère et ses deux crabes sous chimio ont eu la visite bienveillante de travailleurs sociaux venus s'enquérir de sa petite vie qui prend l'eau.

 

Hier, j'ai reçu des photos de mon Elton, conquérant, pelle en main, à l'origine du château de sable le plus ambitieux de toute la plage normande sur laquelle il sévit cette semaine.

La vie.

 

Je me fais souvent l'effet d'être un punching ball. Parfois le mec loupe la cible mais souvent il tape fort.