Wilfride-Piollet-Lac-des-Cyges-Opera

Demain c'est la rentrée.
Prélude dominical à une période aussi grise que chargée.

Les enfants ont décidé que nous devions rester à la maison, profiter de ces derniers instants de calme. Après ces deux semaines très festives, je crois qu'ils ont raison.
Elton a choisi de s'installer devant un feu de cheminée pour faire des colliers de perles. Calme. Serein.
Thelma et Louise miment un cours de danse dans leur chambre. Tutu, justaucorps, guêtres sont de sortie. La prof est sans aucun doute une vieille sovietique frigide. Elle hurle des ordres en permanence. Dénuée de compassion pour sa disciple. 

Et soudain, comme sorti de nulle part retentit le prélude de Bach qui me tue. Ce CD des heures les plus sombres que j'avais mis à l'abri pour ne plus jamais l'écouter, elle l'ont trouvé. Ce prélude qui me tire des larmes douloureuses envahit la maison, s'accroche aux murs tandis qu'Anastasia hurle ses ordres "Danse, pointes, pause j'ai dit ! Tu vas m'écouter oui ?!"

Bref. Je le savais. Aussi légers soient-ils, j'ai une sainte horreur de ces dimanches préludes qui me flanquent le cafard.