01 novembre 2009
Mots d'enfants
Thelma, lorsqu'elle a froid, elle a la charrette de poule !
Thelma mange des nazouettes et a vu des nasimaux !
Au cirque :
Louise regarde l'artiste faire des figures de styles à la force des bras sur sa corde suspendue:
" bah alors, elle n'y arrive pas celle-là ??"
Thelma, qu'est ce que tu as préféré aujourd'hui ?
- "ben j'ai bien aimé le RER et les frites !! " (et le cirque ? non ?)
Ohh regarde Maman ! Le monsieur fait de la balançoire et va s'asseoir sur sa banquette !! (les trapézistes)
Ce matin :
Maman-Molly dit à Maman-Kip : "Et bien ? tu fais ta Zizi JeanMaire aujourd'hui ??"
Louise nous entend et répond : "ben non ! Maman-Kip n'a pas de zizi en l'air !!

29 août 2009
Les retours de vacances sont toujours difficiles...
Voilà où je voudrais vivre :
01 juin 2009
Tourbillon
Le tourbillon de la vie.
Voilà la cause de notre absence.
Nous nous excusons pour les rares lecteurs survivants de notre blog mourant.
Peut-être que ce message sera le dernier puisque, dans notre foyer, le temps court plus vite qu'ailleurs.
Les enfants, quant à eux, poussent, vivent à vive allure et parlent comme des moulins à parole mobilisant encore plus notre espace.
Ils nous font bien rire.
- Elton : C'est quoi ce "coton" sur les trottoirs ?
- Maman-Kip : C'est du Pollen Elton.
- Louise : C'est du Pollen de mouton ??
...
- Elton : Moi, j'aime bien me balader au parc de la mobilette !
(Comprendre le Parc de la Villette)
15 mars 2009
And the winner is...
Bravo ! Vous êtes nombreux à avoir trouvé la solution au grand jeu concours du mot le plus entendu ici bas (sauvez vous vite ou je vous offre un an d'abonnement à un magazine people !)
Il s'agissait, (bien entendu ???) du mot PAPA.
Morceaux choisis :
"Thelma, ça fait dix fois que je te demande de ranger ta chambre, non mais tu as vu ce bazar ? "
Petit sourire en coin, petite moue coquine "Oui Papa."
Le ton monte un peu, "Thelma tu arrêtes tout de suite cette comédie ou je te mets dans ta chambre jusqu'au dîner, tu pourras hurler tout ce que tu veux."
"Ahhhhhhh, tu m'agaces Papa" (celui là, mine de rien, dans un moment de colère, faut l'encaisser).
"Thelma s'il te plaît, rends moi mes lunettes, tu vas les casser." ... "Thelma, tu m'entends ?" ... "Bon Thelma maintenant ça suffit, tu me rends mes lunettes, allez" Et là, je me penche sur elle pour reprendre mes binocles auxquelles elle se cramponne comme un beau diable sans oublier bien sûr de hurler comme un chat : "PAPA"
Notre fille est une arme de destruction massive, un couteau retourné dans une plaie, elle est l'envoyée de notre mauvaise conscience venue jusqu'à nous pour nous harceler, j'en suis sûre !
08 mars 2009
4 lettres / 2 syllabes
Allez, je suis joueuse !
D'après vous, quel est le mot le plus entendu en ce moment sous notre toit ? (il va vous falloir faire preuve d'imagination...)
07 mars 2009
Triangle rose
J'ai eu beau chercher, j'ai eu beau fouiller, 8 fois nominé aux Oscars, Harvey Milk n'a pas le droit de citer dans notre bon vieux Neuf Cube.
J'ai le choix. Si je n'ai vraiment pas envie de réfléchir je vois Jennifer Aniston dans une comédie avec un chien-chien, si j'ai la testostérone en forme j'ai aussi Clint Eastwood qui rentre sa bedaine pour mettre en valeur son gun qui ne le quitte pas même à 70 ans bien sonnés, je peux voir aussi des revenants si ma vie n'est pas assez pimentée, des grosse voitures qui font vroum, des flics qui font boum mais un militant mort pour la cause homosexuelle, ça non.
Dans notre département saturé de préjugés et embourbé dans les communautarismes de tous poils, il faut être un bobo et habiter Montreuil pour avoir une chance d'accèder aux quelques séances de projection de ce film...
L'homophobie, la lutte pour l'accès aux droits civiques de tout un chacun ne sont pas des sujets vendeurs dans nos contrées. Même mort, Harvey Milk est toujours condamné au triangle rose dans notre département...
04 mars 2009
D'une humeur à l'autre
6h30 : Réveil. Des petits cous à embrasser, des petits culs à changer, des petites mains à serrer.
7h45 : Petit déjeuner. Petites conversations croisées. Petits encouragements pour la journée.
9h00 : Photocopieuse en panne. Course dans les escaliers. Petits problèmes à règler.
13h00 : Odeur de friture gerbante dans tout le lycée. Le chef n'a pas assuré.
14h30 : Collègue à flinguer ou juste à ignorer ?
15h00 : Petit mot de ma douce sur mon téléphone. Petite pause bien méritée.
15h30 : Initiation au théâtre de Shakespeare. Petites lueurs allumées dans quelques paires d'yeux intéressées. Petite victoire pédagogique.
16h00 : Shakespeare a lassé. Petits échanges bien formulés. Quelques insultes ont fusé. Le conseil de discipline devra trancher.
18h00 : Petits bras enroulés autour de mon cou. 3 petits corps mouillés dans un bain à remous.
20h00 : Une scène parisienne mythique. 6 cordes sur une guitare. Une fille à croquer.
Et ce matin, c'est carnaval, je change de peau, je me déguise en infirmière et j'emmène un pirate, une princesse et une indienne vivre quelques moments d'imaginaire loin de ces petites choses du quotidien... enfin... jusqu'à demain.
18 février 2009
Molly se replonge dans les musiques de son enfance...
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Merci Maman d'avoir mis tous ces beaux voyages dans ma tête !
13 février 2009
6 milliards d'autres
Une jeune fille afghane qui vient de faire sa deuxième tentative de suicide sur les conseils de sa belle mère qui lui conseille de s'immoler.
Un père de famille ingénieur atomique contraint de laisser sa famille bouclée sur la zone de Tchernobyl les jours qui ont suivi l'explosion.
Les larmes dans les yeux d'un père qui parle de la naissance de son fils.
Les larmes dans les yeux de cette femme africaine qui évoque le bonheur de parfois trouver l'eau nécessaire à sa survie.
Et puis aussi cette femme musulmane qui dit avoir pleuré de tristesse devant la naissance de chacune de ses filles.
Et moi au milieu de tout ça. Moi qui ai ressenti les mêmes émotions que ce père à la naissance de mes enfants. Moi qui, à des milliers de kilomètres, regarde désormais l'eau couler au robinet en pensant à elle. Moi plongée au milieu de tous ces gens. Loin mais si également humaine qu'eux.
07 février 2009
Préhisto
De retour du Musée de l'Homme aujourd'hui.
Elton : " Dis Maman, toi aussi t'étais un singe quand t'étais petite ?"
05 février 2009
All apologies
Je consulte les statistiques et je constate que vous êtes encore près d'une centaine à venir compulser chaque jour les pages désormais vides de ce blog. Honte sur moi. Honte sur nous de vous laisser ainsi sans nouvelles, sans retour sur vos commentaires.
Alors pour me rattraper un peu, je vous livre en vrac les dernières nouvelles du front :
- les enfants grandissent, leurs bêtises avec. Les jours sont une succession de cavalcades, visite chez le doc, allers et retours de la crèche et de l'école, course contre la montre pour être à l'heure partout et assurer difficilement les exigences d'un quotidien qui ne laisse guère de temps au superflu.
- Elton nous a gratifiées de son 1er spectacle samedi dernier. Une chorale sur le thème d'une quête commune à tous : la quête de l'amour, de l'autre. La chorale a duré 1h30, j'ai pleuré pendant 1h30 ! Ouais, je sais, pas glorieux, mais on ne se refait pas. Mon petit mec et ses paroles universelles m'ont foutu le coeur en vrac. Va vraiment falloir que je me forge une carapace bien dure, bien épaisse.
- ma hiérarchie me pressurise à souhait pour que j'assure le service d'une collègue catapultée là par une rectorat aux abois... heureux héritage des politiques d'éducation actuelles. On baisse les effectifs et on se retrouve à payer des profs comme moi en heures supplémentaires majorées pour assurer le service d'autres profs pas ou peu qualifiés qu'on est allé chercher au fin fond d'une fac (ou d'un orphelinat en Roumanie pour autant que j'en sache) pour faire le travail. J'ai beau essayer de comprendre, je ne vois pas où est l'économie dans tout ça puisqu'au final on me paie moi en plus d'une autre... Bref, de toute façon les sciences économiques sont appelées à disparaître du système scolaire, comme ça plus personne ne cherchera à comprendre...
- ma Kip s'est occupée de personnes âgées (très âgées) pendant un mois de stage. Maintenant quand elle me regarde, j'ai toujours l'impression d'avoir mis mon dentier de travers.
- les vacances se profilent à l'horizon. Pas de neige en perspective, juste des moments qu'on tentera de vivre dans le calme.
- j'ai fait du tri dans les armoires. J'ai donné tous nos petits vêtements de bébé. Une page se tourne définitivement. Maintenant, j'attends fébrilement la "mid life crisis" de Kip qui me l'annonce à grands renforts de précautions et de "je t'aurais bien prévenue". Ok. Message entendu. Mais ça veut dire quoi au juste ? Je fais quoi moi ? Le dos rond en attendant que passe la tempête ? Je me fais siliconner pour devenir la poule qu'elle pourrait être tentée d'aller trouver ? (quoi que, le siliconne, je ne sais pas où ils pourraient bien me le mettre !). Bref, ma résolution à moi en ce début d'année, c'est de devenir philosophe et d'affronter l'avenir la bouche en coeur et les jambes en position du lotus (ouch !)
31 décembre 2008
Très belle année
24 décembre 2008
Joyeux Noël
29 novembre 2008
Première culotte

30 octobre 2008
Et si un jour Elton…
(Petit retour en arrière sur nos interrogations de mamans - post de 2005)
… était homo ?
Evidemment on s’est posé la question.
Evidemment on s’est dit bêtement « du moment qu’il est heureux… »
Mais aussi on a réfléchi.
Et s’il était homo, en souffririons nous ?
Oui.
Tout simplement parce que pour un garçon, l’accès à la paternité s’en trouve immédiatement plus compliqué. Et puis parce que, il faut se l’avouer, le lesbianisme est mieux toléré que l’homosexualité masculine.
Et s’il était homo, l’accepterions nous ?
Oui.
Faut dire qu’on serait très mal placées pour le contraire !
(à ce sujet, mes parents qui se sont mariés 50 jours seulement après s’être rencontrés nous avaient toujours dit qu’ils ne seraient pas en mesure de s’opposer si nous faisions la même chose. Ils ont respecté leurs engagements. Je suis homo, et ils n’ont jamais rien trouvé à y redire.)
Et s’il se découvrait homo, se confierait-il à nous ?
Je crois que la grande question se situe là.
Notre famille particulière serait-elle un lieu de tolérance où toutes les envies, toutes les initiatives seraient permises ou au contraire aurait-il peur d’être celui qui nous ferait tous sombrer dans la caricature qui voudrait que « les parents homos influencent gravement l’orientation sexuelle de leurs enfants » ?
Et si Elton était homo, aurait-il un parcours de souffrances et de peines ou un chemin en douceur vers la maturité, à l’image de ses deux mamans ?
Parce que finalement, tout comme il y a mille façon d’être hétéro (modèle beauf, raffiné, fidèle, volage, famille nombreuse…), il y a mille façon d’être homo (homo assumé, refoulé, fêtard, en souffrance, pantouflard avec caniche, folle, paternel…)
Et si Elton était homo ? On se sentirait responsables, inévitablement. Parce que pour un homo-parent, toutes les raisons sont bonnes pour se remettre en question.
Mais là encore, mes parents, modèle hétéro de base, biens sous tous rapport, se sont trouvés infiniment responsables de mon homosexualité…
Mais, et si Elton était heureux, homo ou hétéro, tout simplement ? Est-ce qu’on s’en sentirait coupables ? Faudrait-t-il que l’on s’excuse d’avoir réussi à avoir des enfants heureux malgré toutes les infamies supposées que nous leur aurions fait enduré ? Non.
Le grand challenge des homos parents, c’est de faire grandir des enfants « comme les autres ».
Cette pression là, on se la met seul, comme pour prouver que oui, on est différents, mais néanmoins compétents.
Et lorsque l’on aura fini de se flageller de la sorte, eh bien, on fera comme tout le monde : on aura des enfants qui regardent trop la télé, qui se moquent des mémés qui ont du poil au menton, qui boivent des bières devant un match de foot, qui virent homos ou hétéros (au choix) et on en tirera les mêmes conclusions que tous les autres parents de la terre, ni plus, ni moins.
P.S. pour Elton : quand même Elton, si tu pouvais devenir un éminent médecin violoniste qui donne de son temps en musico thérapie pour les victimes des séismes d’ici et d’ailleurs, tu ferais vachement plaisir à tes mamans ! Merci d’avance !
23 octobre 2008
Détrônée
Me voilà détrônée par une sombre blondasse dans le coeur de mon fils : Elton est amoureux.
"Maman tu sais, ben dans la cour y'a une fille à peu près grande comme ça (genre une bonne tête de plus que lui, évidemment) qui veut toujours jouer avec moi, qui m'attend à la récréation pour jouer, qui prend son goûter avec moi, tout ça... eh bien l'autre jour, comme elle joue toujours avec moi je lui ai dit je t'aime."
" Ah oui ???????" (je veux pas jouer les mères prudes m'enfin, il n'a que 4 ans !)
"Ben oui, et elle, elle a pris mes joues entre ses mains et elle m'a dit que j'étais vraiment très beau."
Moi, entre les dents "Bon, c'est vrai qu'il est beau, mais quand même, elle ne perd pas de temps celle ci pour faire tout son numéro aux petits garçons."
"Et tu sais maman, ben je crois qu'elle s'appelle Lisa et elle est un petit peu toute noire avec des cheveux blonds comme moi."
Moi, dans ma tête "Eh ben voilà, encore une blonde décolorée, et fallait que ça tombe sur mon fils !"
Ben mine de rien, se libérer de cette nouvelle a eu l'air de me le rendre tout guilleret mon Elton, il était tout rayonnant de partout et je me suis sentie fière face à son succès auprès des jeunes demoiselles de la cour de récré (ben oui, quand même !) et tout à la fois un peu triste qu'il m'échappe déjà si vite.
Enfin, voilà quand même une nouvelle qui devrait ravir notre entourage soucieux de savoir vers quel bord pourront verser les enfants de familles homos...
22 octobre 2008
Welcome to Pirouetteland !
La vie de mère active le mercredi n'est pas de tout repos (je sais, je me répète... mon grand âge sans doute... et ma bosse sur le front aussi...!), je m'explique en image :
Une très jolie pirouette sur le carrelage de la salle de bain, un rebord de baignoire qui offre (très durement, ouille !) l'hospitalité à mon front et voilà comment j'arbore depuis une semaine un très bel oeil au beurre noir qui hésite entre le bleu, le rouge et le jaune et six points de suture à l'arcade qui me donnent un air de femme battue si j'en crois les regards pleins de suspicion qui s'abattent sur moi dès que je franchis le pas de ma porte.
Voilà, ça m'apprendra à vouloir que mes enfants soient propres ! Maintenant, quand je viens les embrasser le matin, je leur fais peur et Elton me supplie de ne plus le laver "sinon, tu vas encore te casser la tête Maman". Mais ma foi, lui si amateur de pirates est assez fier de m'exhiber à la sortie de l'école : depuis une semaine, je suis devenue une héroïne pirate réchappée d'un éclatage de front sur la baignoire, la grande classe quoi !
28 septembre 2008
SOS mères lesbiennes, je vous écoute...
La pression, la pression...
Un lien vers ce blog va être publié dans le prochain numéro du magazine "Tûtu" en marge d'un article sur la maternité lesbienne. Mais voilà, il faut savoir l'admettre, depuis que nous sommes devenues des mères de famille (presque nombreuse), il faut avouer que le temps, l'inspiration et le manque de recul ont mis un frein à nos divagations bloguesques. Tant et si bien que, voyant mes collègues et autres copines gays vivre leur vie entre Marais, salles de cinoche et concerts branchouilles j'en viens parfois à me demander ce qui nous a poussées, Kip et moi, à franchir le pas de la maternité. Eh bien oui, n'en déplaise à ceux qui cherchent ici l'image rassurante d'une famille arc en ciel, à mon corps défendant, je dois dire que parfois, oui, j'aimerais retrouver ce temps où nous pouvions passer le week end sous la couette sans être obligées de nous lever 5 fois par nuit pour gérer les conséquences odorantes et dégoulinantes de trois gastros. Je suis nostalgique du temps où l'on se bécotait sur le quai d'une gare en attendant le métro qui nous amènerait vers je ne sais quelle rencontre, je ne sais quel événement. Je repense à un temps où nous pouvions, sur un coup de tête, décider de nous envoler vers je ne sais quel ailleurs sans avoir besoin de trouver deux baby sitters chèrement payées et une mamie consentant à passer quelques nuits agitées en compagnie de bébé. Bref, je maudis l'horloge biologique, le désir de transcender les frontières du couple, la procréation médicalement assistée et toutes ces belles choses qui se sont empêtrées dans nos quelques neurones pour nous plonger dans une vie de dingues entre boulot, crèche, réunions à l'école, biberons, bains, re-biberons, couches et autres caprices.
Ah mais... je vous laisse une minute, une petite voix m'appelle à l'étage...
Un petit corps dans le fond de son lit, une petite main posée sur ma nuque : "Maman, tu sais, ben, j'ai oublié de te dire : je t'aime !"
Euh... j'en étais où déjà...?!
08 septembre 2008
Rentrée des classes
Elton, dans sa nouvelle école, a appris aujourd'hui qu'il existait un monsieur qui s'appelait Mincent Vang Gung, qui faisait de la peinture, qu'il avait des souris dans sa chambre et qu'il était devenu fou... mais heureusement, ce monsieur n'existe plus !
Thelma, elle, à la Halte-jeux, fait de la patate mollée...
Et Louise va aux talouettes toute seule...

02 septembre 2008
Vieillir ensemble
Quelle plus belle idée dans un couple qui s'aime que celle qui consiste à imaginer vieillir ensemble ?
Comme tous les gens d'une grande banalité, c'est ce que nous avons, nous aussi, envisagé. Mais voilà, Kip est d'une nature plutôt juvénile et le temps ne semble pas avoir de prise sur elle. A bientôt 34 ans et 3 enfants, elle garde toujours ses atours d'adolescente (l'acné et la tektonik en moins, ouf !) et il n'est pas rare que les bellâtres boutonneux de sa promotion lui fassent des propositions horizontales.
Tandis que de mon côté, je dois me battre contre les kilos superflus, la peau qui s'affaisse, les cheveux blancs et autres réjouissances liées à la quarantaine approchante, elle s'en va fringante le matin, dans son petit jeans bien taillé, choco BN dans la cartable, pour partager la vie de ses comparses adolescents parmi lesquels elle se fond si bien.
Voilà alors que j'en viens à haïr la pauvre pomme qui l'autre jour m'a prise pour sa mère... SA MERE ! Non mais quand même !
Alors voilà : vieillir ensemble, ok, mais au même rythme si possible, merci !





